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euphrasie Barbier, sa vie, son oeuvre

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Euphrasie Barbier voit le jour à Caen, le 4 janvier 1829, dans une Normandie ouvrière et pieuse. Son père est cordonnier ; la famille vit sobrement. Elle reçoit une éducation courte : on attend d’elle qu’elle travaille tôt. Elle apprend la ténacité au contact d’une mère réaliste et d’un père artisan-cordonnier. Elle est très pieuse, prie beaucoup.

Très jeune, elle travaille comme blanchisseuse ; à 17 ans, elle tient même sa propre petite blanchisserie. Cette école de l’effort et de la persévérance affermit sa personnalité. Parallèlement, sa pratique de la messe, la prière et une attirance grandissante pour la mission façonnent son désir de se donner.

À 19 ans (1848), touchée par la prédication missionnaire, Euphrasie décide d’entrer dans la jeune congrégation des Sœurs du Calvaire, à Cuves (Manche). Le feu missionnaire devient l’axe de sa vie. Elle veut voyager et convertir.

Le 6 août 1849, elle reçoit le nom de « Sœur Marie du Cœur de Jésus ». Cette identité spirituelle – centrée sur le Cœur du Christ – marquera ensuite le charisme de tout son institut. Elle prend goût au travail d’équipe et à la formation de jeunes femmes. La pauvreté choisie aiguisera son sens des priorités. Trente ans plus tard, on construit la basilique du Sacré-Coeur, un monument qui suit l'après-guerre de 1870.

En 1851, on l’envoie en Angleterre (Londres) pour apprendre l’anglais et servir auprès des oratoriens (Un oratorien est un prêtre membre de la congrégation fondée par saint Philippe Néri (Oratoire de Rome) : il vit en communauté sans vœux religieux, consacré à la prière, à la formation et à la prédication ). Elle découvre les besoins éducatifs et sociaux dans un contexte urbain anglophone, expérience décisive pour ses futures fondations.

Au fil des années 1850, Euphrasie perçoit que les activités absorbantes risquent d’étouffer la prière et l’élan missionnaire « ad gentes » ( vers les peuples ) qui l’habite. Elle sollicite alors de Rome la permission de quitter les Sœurs du Calvaire afin de suivre l’appel aux missions lointaines. C'est toujours à Rome ou au Vatican que les décisions liées aux congrégations religieuses sont centralisées et se prennent. Sur la photo, nous voyons Saint-Pierre de Rome.

Le 15 août 1861, à Lyon, elle fonde les Sœurs de Notre-Dame des Missions (RNDM) ; l'approbation diocésaine date du 25 décembre 1861, la pontificale en 1869 ( grâce au pape Pie IX). Les buts de la congrégation : l'éducation chrétienne et l'évangélisation, spécialement des filles et des femmes, en terres de mission. En illustration, La célèbre Basilique Notre-Dame de Fourvière, à Lyon.

Dès 1860, avant même l’institut, Euphrasie Barbier avait pris en charge un orphelinat à Deal ( dans le Kent ), expérience qui sert de tremplin aux premières communautés. L’Angleterre restera un point d’appui durable pour ses fondations. La région du Kent apparaît en rouge sur la carte.

Fin 1864, les premières sœurs partent ; en 1865 elles arrivent à Napier ( en Nouvelle-Zélande ). Elles ouvrent écoles et œuvres auprès des colons et des jeunes filles māories ( peuple autochtone de Nouvelle-Zélande, d’origine polynésienne, porteur d’une culture, d’une langue et de traditions encore vivantes aujourd’hui ). Le souffle missionnaire devient réalité aux antipodes. En illustration, un célèbre tatouage maori.

Dans les années suivantes, les communautés se multiplient (écoles, orphelinats, internats) et s’insèrent dans le tissu éducatif du pays. La congrégation s’enracine et s’adapte aux réalités locales. Sur la carte, nous voyons où se situe la Nouvelle-Zélande.

Malade ( elle est fortement asthmatique ), Euphrasie Barbier voyage pourtant pour soutenir ses sœurs : elle visite la Nouvelle-Zélande en 1872, puis en 1883. Sa présence ( son charisme ) fortifie les communautés et consolide l’esprit de la fondatrice.

À sa mort, dans le Kent, en 1893, l’institut compte seize communautés autonomes en Nouvelle-Zélande, dans plusieurs îles du Pacifique, en Angleterre, en Inde et en France. C'est en 1890 que les constitutions de la congrégation de NDM sont officiellement approuvées.

Les sœurs de Notre-Dame des Missions gardent ses lettres, ses décisions, ses intuitions. On relit sa vie pour décider au présent. La spiritualité de sa congrégation se résume en 3 mots : communion – contemplation – mission. Elles sont présentes dans plus de 25 pays.

Aujourd’hui, les RNDM œuvrent sur plusieurs continents, de l’Europe au Pacifique. Leurs buts restent clairs : l'éducation des filles/femmes, la santé, les projets sociaux. Le centre de gouvernance des RNDM est à Rome ; mais, les cultures locales liées aux différents continents sont actrices. Le réseau éducatif demeure puissant. On peut dire que c'est grâce à Euphrasie Barbier que NDM existe.

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